Lexique de la Dermatite Atopique

Retrouvez ici le lexique de la Dermatite Atopique.
Cliquez sur une lettre et découvrez tous les termes associés et leur définition.

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  • Candida albicans

     
    Champignon microscopique, présent en petites quantités dans le tube digestif. Il arrive que les Candida albicans colonisent la peau, donnant en général des pustules.
     

  • Cataracte

     
    Opacité du cristallin, entraînant une baisse de l’acuité visuelle. La catracte est très banale chez les sujets âgés.
    Très rarement, au cours de la maladie atopique, des cataractes bilatérales surviennent dès l’adolescence.
    Les traitements corticoïdes par voie générale peuvent entrainer des cataractes, mais il est maintenant bien établi que les traitements dermo-corticoïdes de la dermatite atopique n’augmentent pas le risque de cataracte.
     

  • Cellules dendritiques

     
    Cellules du système immunologique ayant notamment comme fonction de présenter les antigènes aux lymphocytes. Les cellules de Langerhans sont des cellules dendritiques épidermiques. Il existe aussi des cellules dendritiques dermiques. 
     

  • Céramides

     
    Classe de lipides de fort poids moléculaire, présents au niveau des membranes cellulaires, et aussi des lipides entourant les cellules épidermiques de la couche cornée. Certains travaux ont montré des anomalies des céramides dans l’épiderme de la dermatite atopique. Ces anomalies participent au déficit de la fonction de barrière épidermique
     

  • Chéilite

     
    Inflammation des lèvres. Une chéilite peut être due au soleil, à une irritation, à une allergie, ou faire partie de la dermatite atopique.
      
     

  • Chimiokines

     
    Molécules faisant partie des cytokines, et dont la fonction essentielle est d’attirer les cellules, notamment sur les lieux des réactions inflammatoires. La plus connue des chimiokines (on dit parfois chémokines) s’appelle l’interleukine 8. 
     

  • Chlorhexidine

     
    Antiseptique très utilisé, présent dans de nombreuses spécialités. 
    La chlorhexidine est efficace et très bien tolérée. Il faut bien connaître les modalités d’utilisation du produit à la chlorhexidine que l’on utilise.  
     

  • Choc anaphylactique

     
    Un état de choc est une défaillance circulatoire aiguë (syncope, baisse de tension). Les chocs anaphylactiques sont des allergies aiguës nécessitant un traitement d’urgence. 
     

  • Claudines

     
    Molécules participant à certaines liaisons entre les cellules épidermiques appelées les jonctions serrées. Leur fonction est essentielle à l’efficacité de la fonction barrière.
     

  • Climatothérapie

     
    La climatothérapie est l’utilisation d’effets bénéfiques du climat pour la santé. Il s’agit le plus souvent de climats ensoleillés (on parle aussi d’héliothérapie). Les cures thermales combinent des techniques hydrothérapiques avec des eaux aux propriétés médicales, et les bienfaits de la climatothérapie 
     

  • Colonisation microbienne

     
    La peau, en contact avec le milieu extérieur, n’est pas stérile, mais héberge de nombreuses espèces bactériennes. On dit qu’elle est colonisée par des bactéries. Cette colonisation est normale, il ne s’agit pas d’une infection. La peau des sujets atopiques est très fréquemment colonisée par des staphylocoques dorés, au contraire des sujets non atopiques. De véritables infections peuvent en résulter, mais c’est rare. 
    Le tube digestif également est colonisé par des bactéries qui ont un rôle physiologique important, pour la digestion et les défenses immunitaires. 
     

  • Comorbidités

     
    On parle de comorbidités (ou co-morbidités) lorsqu’un sujet est atteint de plusieurs maladies. Par exemple, psoriasis et hypertension artérielle. Dans le cas de la dermatite atopique, la coexistence d’asthme fait plutôt parler de maladie atopique ou de syndrome dermo-respiratoire. 
     
     

  • Complexe majeur d'histocompatibilité

     
    Il s’agit d’un ensemble de gènes qui contrôlent les réponses immunes, et notamment la reconnaissance des cellules étrangères et donc le rejet des greffes. On l’appelle aussi le système HLA (Human leukocyte antigen). 
    Certains marqueurs HLA sont plus fréquents dans certaines maladies. Par exemple B27 et certains rhumatismes. Dans le cas de l’atopie, le système HLA n’a pas d’importance particulière. 
    Le système HLA a été découvert en 1958 à l’hôpital Saint-Louis à Paris par le Pr Jean Dausset (prix Nobel 1980).
      
     

  • Conjonctivite

     
    Inflammation de la conjonctive (blanc de l’œil). Il peut s’agir d’une allergie.  
     

  • Conservateurs

     
    La plupart des cosmétiques et des médicaments topiques doivent être protégés contre une contamination microbienne, pendant leur fabrication et aussi pendant leur utilisation. Cette protection est assurée par des substances anti-microbiennes appelées conservateurs. L’utilisation des conservateurs est très strictement réglementée (réglementation française et européenne) et tous les conservateurs utilisés à l’heure actuelle ont un excellent niveau d’efficacité et de sécurité, même si des intolérances individuelles peuvent, très rarement, s’observer. Les principaux conservateurs sont les parabens, les alcools, le formol, le triclosan, le Kathon, l’Euxyl, et d’autres substances chimiques . Certains procédés de fabrication et de maintien en milieu stérile (cosmétique stérile) permettent de se passer de conservateur.
     

  • Contagion

    La contagion est le fait de transmettre une maladie de façon directe ou indirecte. L’eczéma n’est pas contagieux...

  • Cornéocyte

     
    Les principales cellules de l’épiderme s’appellent les kératinocytes. Dans la couche cornée (stratum corneum), qui est la couche la plus superficielle de l’épiderme, elles sont aplaties et dépourvues de noyaux. On les appelle des cornéocytes. 
     

  • Corticophobie

    La corticophobie, ou phobie des dermocorticoïdes, est une crainte excessive de ces médicaments, très utiles dans l’eczéma atopique.

  • Corticothérapie générale

     
    Administration de cortisone ou d’un de ses dérivés, soit en comprimés (voie orale), soit en piqûres (voie parentérale). La corticothérapie générale est un traitement puissant de certaines maladies inflammatoires, qui expose à de nombreux effets secondaires si elle est prolongée. Une corticothérapie générale est très rarement nécessaire dans la dermatite atopique
     

  • Corticothérapie locale

     
    Application de corticoïdes sous forme de crème (ou pommade ou gel). 
    La corticothérapie locale a été découverte en 1952 et a constitué une véritable révolution dans le traitement des eczémas et notamment de la dermatite atopique. C’est en effet le traitement le plus efficace. Bien entendu, pour en tirer tous les avantages et en éviter les inconvénients, il faut respecter les règles d’utilisation.
    Il existe une trentaine de dermocorticoïdes différents. On les classe selon leur puissance anti-inflammatoire, et il faut savoir que plus ils sont puissants (efficaces), plus on risque des effets secondaires si on les utilise de façon prolongée.  
    En pratique, on utilise un corticoïde moyennement puissant (par exemple le desonide) ou puissant (par exemple un dérivé de la betaméthasone) en petites quantités, et de façon dégressive : tous les jours pendant quelques jours, puis deux puis une fois par semaine pendant plus longtemps. 
    Les quantités utilisées doivent être modérées, et contrôlées par le médecin.
    En pratique, la corticothérapie locale nécessite des explications détaillées et bien comprises, de façon à ce que les patients l’utilisent avec confiance,  efficacité et sécurité. C’est un des buts principaux de l’éducation thérapeutique.
     

  • Cosmétiques

     
    Les cosmétiques sont des produits que l’on applique sur la peau de façon superficielle. Il en existe deux sortes : 
    Les cosmétiques de parure (maquillages, rouge à lèvres, …) ont une fonction d’embellissement. Les cosmétiques dits actifs ont une fonction d’amélioration de certaines propriétés de la peau. Par exemple, ils hydratent, ils améliorent le relief, ils protègent contre le soleil. 
    Les cosmétiques sont soumis à une règlementation stricte, mais différente de celle des médicaments.
    Certains cosmétiques peuvent être mal tolérés (irritations, allergies) mais c’est actuellement rare. 
    Dans la dermatite atopique, l’hydratation de la peau est une nécessité quotidienne. Les produits hydratants, qui agissent sur les couches superficielles de la peau, peuvent avoir un statut de cosmétique. Certains ont obtenu le statut de médicament, du fait de leurs propriétés. Certains enfin ont un statut intermédiaire, de dispositif médical (DM). Du point de vue de l’utilisateur, ces différences réglementaires n’ont pas grande importance.
      
     

  • Crème

     
    Emulsion de principes actifs et d’excipients constituant un médicament pour usage local, ou un produit de dermo-cosmétique. Les crèmes sont en général onctueuses et agréables à utiliser. Les pommades sont plus grasses, plus épaisses, et les gels sont plus fluides. 
     
     

  • Critères diagnostiques

     
    Ce sont les signes qui permettent aux médecins d’être sûrs du diagnostic de dermatite atopique. Par exemple, l’aspect de l’eczéma, les démangeaisons, la chronicité, …. En fait, ces critères sont surtout utilisés dans les grandes études cliniques. En pratique, le diagnostic de dermatite (ou d’eczéma) atopique ne pose guère de problème. 
     

  • Croûtes

     
    Lorsqu’un liquide biologique (sang, pus, sérosité) sèche ou coagule, cela forme une croûte solide. 
    Par exemple, le suintement d’eczéma peut donner des croûtes jaunâtres. Un traitement local est nécessaire pour éliminer rapidement ces croûtes, qui peuvent se surinfecter. 
     

  • Croûtes de lait

     
    Cette expression familière désigne les squames (plaques) du cuir chevelu de la dermite séborrhéique infantile, une maladie bénigne des nourrissons, qui n’a d’ailleurs rien à voir avec le lait. 
    Les croûtes de lait sont très différentes de l’eczéma du cuir chevelu des nourrissons atopiques : elles ne démangent pas, elles ne suintent pas. 
       
     

  • Cure thermale

    Les eaux thermales ont des propriétés reconnues comme bénéfiques, notamment dans l’eczéma.
    Les stations spécialisées en dermatologie ont développé des techniques de soins appropriées, ce qui permet après une cure de 18 jours d’obtenir une amélioration durable.
    Le forfait thermal est remboursable à 65 % du tarif de base conventionné.

  • Cushing (Syndrome de)

     
    Maladie endocrinienne due à un excès de fabrication d’hormones corticoïdes par les glandes surrénales. Les traitements corticoïdes généraux à fortes doses entraînent un syndrome de Cushing médicamenteux. Les dermocorticoïdes utilisés correctement n’entraînent jamais de telles complications. 
     

  • Cyclosporine

     
    Médicament immunosuppresseur très puissant, utilisé surtout pour prévenir le rejet des greffes d’organe. La cyclosporine est aussi utilisée dans certains cas graves de maladies inflammatoires, comme la dermatite atopique. Ces cas sont exceptionnels, et le traitement ne doit pas durer longtemps, car la cyclosporine peut entraîner de graves effets secondaires. 
     

  • Cytokines

     
    Molécules fabriquées par certaines cellules et agissant, à distance, sur d’autres cellules (cyto- vient du mot grec qui signifie cellules). 
    Les interleukines, les chimiokines, les facteurs de croissance, entre autres, sont des cytokines
    Les cytokines sont omniprésentes dans le système immunitaire et l’inflammation. Les traitements anti-inflammatoires visent à s’opposer à l’action des cytokines inflammatoires. 
     

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