Lexique de la Dermatite Atopique

Retrouvez ici le lexique de la Dermatite Atopique.
Cliquez sur une lettre et découvrez tous les termes associés et leur définition.

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  • Ichtyose vulgaire

     
    Les ichtyoses sont des maladies héréditaires de la kératinisation (formation de l’épiderme). Il en existe plusieurs formes, de gravité variable. La plus fréquente des ichtyoses, qui est aussi la moins grave, est appelée ichtyose vulgaire (vulgaire veut dire fréquente). Elle débute dans l’enfance et se caractérise par une peau sèche et écailleuse, surtout sur le tronc et les membres. On dit parfois « peau  de lézard », « peau de serpent ». Le terme ichtyose lui-même provient du mot grec qui signifie « poisson ». L’ichtyose vulgaire et la dermatite atopique sont parfois associées chez la même personne.  En effet, elles ont une base génétique identique, le déficit en filaggrine. Les traitements émollients sont efficaces pour améliorer l’ichtyose vulgaire. 
     

  • IgE

     
    Les IgE (immunoglobulines E) sont une variété particulière d’anticorps, fabriqués par les lymphocytes (globules blancs) le plus souvent en réponse à des allergies ou à des maladies parasitaires. Dans la dermatite atopique, les IgE sanguines sont augmentées, mais de façon variable. Doser les IgE dans le sang, qu’il s’agisse des IgE totales ou des IgE spécifiques de certains allergènes, n’a guère d’intérêt dans la dermatite atopique. 
     

  • Immunité adaptative

     
    Partie du système immunitaire qui réagit en s’adaptant de façon spécifique aux antigènes, grâce à des récepteurs portés par les lymphocytes ou circulants (anticorps). Les principales cellules de l’immunité adaptative sont les lymphocytes T (porteurs de récepteurs pour les antigènes) et les lymphocytes B, qui fabriquent les anticorps. En pratique, toutes les parties du système immunitaire agissent de façon coordonnée, et les cellules de l’immunité adaptative sont activées par les mécanismes de l’immunité innée.  
     

  • Immunité innée

     
    Partie du système immunitaire qui réagit aux antigènes sans avoir besoin de les reconnaître de façon spécifique. Ainsi, l’immunité innée intervient rapidement, c’est une première ligne de défense. La peau contient beaucoup d’éléments de l’immunité innée : récepteurs appelés Toll-like récepteurs (TLR) qui reconnaissent les agresseurs, peptides (petites protéines) qui ont des propriétés d’antibiotiques naturels, cellules de Langerhans qui vont présenter les antigènes aux lymphocytes, qui réagiront spécifiquement et fabriqueront des anticorps. 
     

  • Immunoglobulines

     
    En pratique, synonyme d’anticorps. Les anticorps sont des protéines appelées des globulines. Selon leur structure, on les divise en plusieurs classes : les IgG, les IgA, les IgM, les IgD, les IgE. Les IgE interviennent dans certaines allergies. Les autres classes ont diverses fonctions, dont la principale est la défense contre les infections. 
     

  • Immunoglobulines E

    (IgE)
    Les IgE sont les anticorps impliqués plus particulièrement dans les phénomènes de l’allergie.

  • Immunosuppresseur topique

    Il s’agit d’une nouvelle classe de médicaments locaux de l’eczéma.
    (ce ne sont pas des dermocorticoïdes)
    Ils sont très efficaces mais doivent être utilisés avec prudence sur avis médical.

  • Impétiginisation

     
    Surinfection d’une lésion initialement non infectée. Par exemple, des lésions d’eczéma atopique peuvent se surinfecter, à streptocoques ou à staphylocoques, et prendre un aspect plus ou moins typique d’impétigo. C’est ce qu’on appelle l’impétiginisation, qui nécessite un traitement anti-bactérien. 
     

  • Impétigo

     
    Infection bactérienne de la peau assez banale chez les enfants, se manifestant par de petites bulles (cloques) et des croûtes jaunâtres. Les impétigos siègent surtout sur le visage. Ils sont dus à des streptocoques, ou à de staphylocoques, ou à l’association des deux. Sauf dans les cas très minimes, on conseille habituellement de prendre des antibiotiques adaptés pendant plusieurs jours, en plus du traitement local. 
     

  • Infection

    Une peau infectée est irritable, enflammée, rouge et présente à sa surface des petites pustules jaunes ou rouges.
    Le staphylocoque doré est la bactérie la plus fréquemment impliquée dans l’infection de la peau, chez un patient souffrant d’eczéma.

  • Inflammation

     
    Modification des tissus associant classiquement douleur, rougeur, augmentation de la chaleur locale, et gonflement (œdème). On parle de maladie inflammatoire lorsque cette inflammation n’est pas due à une infection. Par exemple, arthrite (rhumatisme), crise de goutte, …. La dermatite atopique, tout comme le psoriasis, sont des maladies inflammatoires chroniques de la peau. 
     

  • Inhibiteurs de calcineurine

     
    Médicaments immunosuppresseurs, ainsi appelés par ce qu’ils suppriment, ou inhibent, certaines réactions immunologiques. Par voie générale, ils sont utilisés pour éviter le rejet des organes transplantés (rein, cœur, …). Ce sont la cyclosporine et le tacrolimus
    Par voie locale, le tacrolimus, et un dérivé proche appelé pimécrolimus (non commercialisé en France) exercent une action anti-inflammatoire proche de celle des dermo-corticoïdes. Ils sont donc efficaces dans les eczémas, et plus particulièrement dans la dermatite atopique
     

  • Insomnies

     
    L’insomnie, et plus généralement les troubles du sommeil, sont une des conséquences les plus pénibles du prurit de la dermatite atopique. En effet, les patients qui dorment mal ont ensuite des déficits d’attention (scolarité, profession, …) qui retentissent sur toute leur vie personnelle et relationnelle. Les troubles du sommeil font partie des signes mesurés par le SCORAD. Leur amélioration est un des buts principaux du traitement. 
     

  • Interférons

     
    Cytokines intervenant dans les réactions immunologiques. Leur nom vient d’une de leurs premières propriétés découvertes : une interférence avec les infections virales. 
     

  • Interleukines

     
    Les interleukines font partie des cytokine. Ce sont des molécules du système immunitaire transmettant des signaux, ou des instructions, d’une cellule à une autre (c’est l’étymologie du terme interleukines). Il existe plus de 20 interleukines, appelées IL-1, IL-2, ….
    Dans la dermatite atopique, il existe un relatif excès de certaines interleukines qui agissent de concert avec les lymphocytes TH2 (T-helpers de type 2) comme l’IL-4, l’IL-5, l’IL-13. Sur le plan pratique, il faut savoir qu’il n’existe pas encore de traitement visant spécifiquement les interleukines importantes dans la dermatite atopique.  
     

  • Intrinsèque

     
    Intrinsèque s’oppose à extrinsèque et signifie « sans intervention de facteurs extérieurs ». Certains chercheurs ont voulu distinguer la dermatite atopique extrinsèque, due à des allergies, et la dermatite atopique intrinsèque sans manifestations allergiques. Cette distinction n’a pas beaucoup d’intérêt pratique. 
     

  • Involucrine

     
    Une des molécules importantes dans la formation de l’épiderme, phénomène appelé kératinisation. L’involucrine participe à la solidité des cornéocytes (cellules de la couche cornée) et donc à la fonction de barrière de l’épiderme. 
     

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