Lexique de la Dermatite Atopique

Retrouvez ici le lexique de la Dermatite Atopique.
Cliquez sur une lettre et découvrez tous les termes associés et leur définition.

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  • Papillomavirus

     
    Virus responsables des papillomes humains. Les principaux sont les verrues, les papillomes laryngés, les condylomes génitaux.
     

  • Papule

     
    Lésion cutanée surélevée solide (non liquidienne).
     

  • Parabens

     
    Ce terme désigne des conservateurs : parahydroxybenzoate de méthyle, d’éthyle, de propyle, de butyle, de méthyle. Les parabens sont très efficaces contre les bactéries et les champignons, ce qui explique leur large utilisation. Comme tous les constituants des cosmétiques, les parabens ont fait l’objet d’études toxicologiques très poussées (effets oestrogéniques, effets cancérigènes) et on considère actuellement que leur utilisation est sans danger pour la santé. Cependant, un débat existe.
     

  • Patch tests

     
    Nom souvent donné aux tests épicutanés, effectués par application sur le dos des substances suspectes, et qui servent à diagnostiquer les eczémas allergiques de contact. Un test positif se traduit par l’apparition d’une petite lésion d’eczéma, qui est bien visible 48 à 72 h après l’application du test.
    Le terme d’atopy patch tests désigne des tests épicutanés faits non pas avec des allergènes de contact, mais avec des allergènes dont on soupçonne le rôle dans la dermatite atopique, comme des extraits d’acariens. Leur intérêt est discuté.
     

  • Pelade

     
    Maladie des cheveux se traduisant par une chute rapide et complète des cheveux sur une zone arrondie limitée (pelade en plaques) ou sur une vaste zone, voire sur tout le cuir chevelu (pelade totale). Les poils du corps, les sourcils, les cils, peuvent aussi être atteints. A part la perte des cheveux, la peau est tout à fait normale. La pelade est bénigne mais peut être extrêmement gênante psychologiquement, d’autant que le traitement en est difficile. Les pelades en petites plaques repoussent souvent bien. Certains patients peladiques ont un terrain atopique, mais cette constatation est sans conséquence pratique. 
     

  • Peptides antimicrobiens

     
    Substances naturellement produites par l’épiderme et ayant des propriétés antibactériennes. Les peptides antimicrobiens, ou antibiotiques naturels, font partie de l’immunité innée et jouent un rôle important dans la défense de la peau contre les infections, et aussi dans d’autres fonctions de l’épiderme.  
     

  • Perlèche

     
    Inflammation du pli (commissure) des lèvres. Parfois il s’agit d’un simple eczéma, voire d’une irritation, parfois d’une infection par des bactéries ou des champignons. 
     

  • Pertes d'eau transépidermiques

     
    A l’état normal, de petites quantités d’eau s’évaporent de l’épiderme ; on les appelle des pertes insensibles, parce qu’on ne s’en aperçoit pas. Cette évaporation est un bon marqueur de l’intégrité de l’épiderme et de sa fonction de barrière. Si celle-ci est compromise, beaucoup d’eau s’échappe par l’épiderme et les pertes insensibles augmentent. Lorsqu’un traitement aboutit à une amélioration de l’état de l’épiderme, une des façons de le prouver est de mesurer les pertes insensibles, qui diminuent. 
     
     

  • PH

    Le PH sert à calculer l’acidité de la peau
    Une peau normale a un PH de 6,5, une peau sèche inférieur à 6,5.

  • Phalangette (unité)

     
    Une des grandes difficultés en dermatologie est la quantification précise des traitements locaux. En effet, autant il est facile d’avaler, par exemple, un comprimé par jour, autant il est difficile d’appliquer une quantité précise de médicament local (synonyme : topique) sur la peau. Les quantités appliquées dépendent de la consistance du produit et de la façon dont on l’applique. Son absorption dépend de la région du corps, de l’état de la peau (normale ou malade) et de nombreux autres facteurs  (âge, vêtements, …). 
    Certains dermatologues ont conseillé de préciser les quantités appliquées en comptant le nombre d’unités phalangette. Une unité phalangette est la quantité de crème ou de pommade qui sort du tube et remplit la longueur de la phalangette (dernière phalange) de l’index. Cette unité n’est pas très précise mais correspond à environ 500 mg, soit la quantité nécessaire pour traiter environ 250 cm² de peau (un rectangle de 25 cm sur 10). Tout ceci est compliqué et peu utilisé en pratique. Mais il n’en reste pas moins vrai qu’il faut tenir compte des quantités de médicaments utilisés, particulièrement pour les dermocorticoïdes. On sera attentif à ne pas dépasser la dose indiquée par le médecin, et à utiliser de petites quantités, que l’on diminue rapidement dès l’amélioration obtenue.
     

  • Phénoxyéthanol

     
    Le phénoxyéthanol est un conservateur (voir ce terme). Comme tous les constituants des cosmétiques et des excipients des médicaments locaux, il est soumis à une réglementation très stricte. La toxicité du phénoxyéthanol est très faible. Cependant, à la suite de certaines interrogations, les autorités sanitaires ont récemment conseillé, à titre de précaution, de ne pas utiliser de lingettes pour bébés contenant du phénoxyéthanol.
     

  • Phosphodiestérase

     
    Enzyme participant au métabolisme de l’AMP cyclique (voir ce terme), importante molécule pour tout le fonctionnement cellulaire.  Des inhibiteurs de phosphodiestérase sont actuellement à l’essai pour le traitement de l’asthme et de la dermatite atopique.
     

  • Phospholipides

     
    Molécules lipidiques de grande taille, qui sont notamment présentes dans la membrane des cellules, et aussi dans les couches lipidiques qui entourent les cornéocytes et participent à la barrière de perméabilité de l’épiderme. Des anomalies des phospholipides épidermiques (céramides) ont été mises en évidence dans la dermatite atopique et pourraient jouer un rôle dans l’anomalie épidermique qui est probablement à l’origine de la maladie. 
     

  • Photoallergie

     
    Allergie de contact aggravée par l’exposition solaire. L’exemple le plus connu est la dermite en breloque : une application de parfum auquel on est allergique suivie d’une exposition solaire entraîne une rougeur puis une pigmentation sur la zone parfumée.
     

  • Photosensibilité

     
    Augmentation anormale de la sensibilité au soleil. Cela peut être dû à certaines maladies, ou encore à la prise de certains médicaments. Dans la dermatite atopique, il arrive, rarement, que la photosensibilité soit augmentée. On parle alors de photo-aggravation de la dermatite atopique. 
     

  • Phototests

     
    Tests permettant de mesurer la sensibilité au soleil. On expose une région du dos à des quantités précises d’UVA et d’UVB. Plusieurs techniques sont utilisées en fonction du problème clinique posé. Le test le plus utilisé est la mesure de la DEM, ou dose érythémale minimum. C’est la quantité minimale d’UVB qui provoque une rougeur (équivalent d’un coup de soleil). La DEM est exprimée en Joules par centimètres carrés. Elle varie en fonction du phototype (couleur naturelle de la peau) et de certaines maladies, appelées photodermatoses. Ces explorations compliquées sont rarement nécessaires 
     

  • Photothérapie

     
    Traitement de certaines maladies de peau utilisant les ultraviolets. Ce peut être des UVA, ou des UVB, de longueur d’onde plus courte, ou les deux. L’association d’UVA et d’un psoralène oral, médicament photosensibilisant (augmentant la sensibilité aux UV) s’appelle la PUVAthérapie. La PUVAthérapie est un traitement efficace du psoriasis et de certaines autres maladies de peau. Dans la dermatite atopique, chez les grands enfants, adolescents et adultes non améliorés par les traitements habituels, une photothérapie peut être indiquée. Il s’agit en général d’UVB, ou de l’association d’UVA et d’UVB. Les photothérapies sont en général bien tolérées mais doivent être attentivement surveillées. Toutes ces photothérapies sont des traitements médicaux nécessitant des cabines spéciales et effectuées par des dermatologues. Les UV à visée esthétique ne constituent pas des traitements médicaux et sont déconseillés. Les expositions aux UV augmentent le risque ultérieur de cancer de la peau, ce qui explique qu’elles doivent être gardées sous contrôle médical.     
     

  • Pimécrolimus

     
    Médicament inhibiteur de calcineurine, donc de la même famille que le tacrolimus, utilisé par voie topique dans le traitement de la dermatite atopique. Pour des raisons commerciales et/ou réglementaires, le pimécrolimus n’a pas été commercialisé en France. Dans les pays où il a été commercialisé, son nom commercial est « Elidel » 
     

  • Placebo

     
    Placebo est un mot latin qui signifie : « je plairai ». On appelle effet placebo les améliorations de maladies ou de symptômes obtenues sans action pharmacologique, mais par une action de suggestion, ou psychologique. Un placebo est un simple comprimé inerte, imitant la forme d’un médicament. Dans les dermatoses inflammatoires chroniques comme la dermatite atopique, l’effet placebo est assez important. C’est pourquoi, avant d’affirmer qu’un traitement est efficace, il faut prouver qu’il obtient de meilleurs résultats que le placebo, « faux médicament ». L’effet placebo nécessite qu’à la fois le patient et le médecin ne sachent pas que le médicament pris est inerte. C’est le principe des essais thérapeutiques dits « en double aveugle ».  
     

  • Pli de Dennie-Morgan

     
    Double pli (ride) situé sous la paupière inférieure, qui se voit fréquemment chez les personnes atteintes de dermatite atopique. C’est un des critères mineurs de diagnostic, qui n’a pas grande valeur. 
     

  • PO-SCORAD

     
    Le SCORAD (voir ce terme) est la technique de mesure de gravité de la dermatite atopique la plus utilisée. Les cotations sont effectuées par un médecin. PO-SCORAD veut dire SCORAD effectué par le patient lui-même (Patient-Oriented). A l’aide d’images typiques et d’explications précises, les patients, même les enfants assez grands, peuvent en effet coter les différents signes de la dermatite atopique (érythème, vésicules, …), la surface atteinte, l’importance des démangeaisons et des troubles du sommeil. L’intérêt du PO-SCORAD est double. D’une part, il apprend aux patients à comprendre et préciser les signes de la dermatite atopique ; d’autre part, il peut être effectué fréquemment, par exemple toutes les semaines, et renseignera le médecin sur l’évolution de la maladie (poussées, rémissions) entre deux consultations. 
     

  • Pollinose

     
    Allergie respiratoire aux pollens, éléments reproducteurs de certaines plantes (graminées, bouleau, pin, …) transportés dans l’atmosphère. 
    La pollinose comporte une rhinite allergique, ou rhume des foins, une rhino-conjonctivite, un asthme. Les pollens ont une répartition géographique connue et une saisonnalité bien précise. 
     

  • Pollution

     
    Terme général désignant les altérations de l’environnement dues à l’activité industrielle, à l’environnement urbain, à la circulation automobile, …. La pollution joue surtout un rôle dans les maladies respiratoires, incluant l’asthme. Cependant, les polluants industriels et les particules fines agissent aussi sur la peau, avec des conséquences encore mal connues. Il est probable qu’ils fragilisent la barrière épidermique et favorisent la dermatite atopique
     

  • Pommade

     
    Emulsion médicamenteuse ou cosmétique de consistance relativement épaisse, et donc assez peu agréable à utiliser. Cependant, les pommades ont un effet occlusif qui est utile dans les eczémas chroniques. 
     

  • Poussée

     
    La dermatite atopique est une maladie chronique, qui évolue par poussées entrecoupées de périodes de rémissions. Les poussées sont souvent déclenchées par des stress, psychologiques ou autres. Au cours d’une poussée, il existe une inflammation importante nécessitant en général une corticothérapie locale. Au cours des rémissions, le traitement émollient et les mesures générales sont en habituellement suffisants.  
     

  • Poussière de maison

     
    Terme désignant la présence dans l’environnement domestique habituel d’acariens microscopiques (Dermatophagoides) qui peuvent déclencher des allergies respiratoires. Les acariens se trouvent en général dans les tentures, les tapis, la literie. En cas de dermatite atopique sans atteinte respiratoire, l’élimination scrupuleuse des acariens est habituellement de peu d’effet. 
     

  • Prébiotiques

     
    Les prébiotiques sont des sucres utilisés par les probiotiques (bactéries intestinales non pathogènes) pour leur croissance. 
     

  • Prednisone

     
    Nom chimique du principal dérivé de la cortisone utilisé pour les corticothérapies orales. (Voir corticothérapie générale
     

  • Prévalence

    Nombre de personnes atteintes d’une certaine maladie à un moment donné dans une population donnée.

  • Prick-tests

     
    Tests d’allergie au cours desquels on fait pénétrer l’allergène à travers l’épiderme en piquant la peau avec un vaccinostyle. Les tests par injection, qu’il s’agisse des prick-tests ou des tests intradermiques, sont utilisés en allergologie respiratoire. Un test positif se traduit par une papule prurigineuse, qui apparaît dans les minutes suivant l’administration de l’allergène.
     

  • Probiotiques

     
    Les probiotiques sont des bactéries normalement présentes dans le tube digestif et considérées comme ayant un effet bénéfique sur la santé. Cet effet est activement étudié dans de nombreux domaines, surtout les maladies digestives. Les bactéries digestives ont un rôle dans l’établissement de l’immunité digestive et aussi de l’immunité générale. Cependant, une supplémentation en probiotiques (lactobacilles, bifidobactéries) n’a pas d’effet appréciable sur l’évolution de la dermatite atopique
     

  • Prostaglandines

     
    Molécules lipidiques, dérivées de l’acide arachidonique, intervenant dans de nombreuses fonctions de l’organisme, dont l’inflammation
     

  • Protéases

     
    Enzymes clivant les protéines. Il existe de très nombreuses protéases, et les conséquences de leurs actions sont très variables. Dans la dermatite atopique, il existe un excès de protéases dans l’épiderme, qui sont responsables du clivage de certaines protéines importantes pour le fonctionnement de l’épiderme, comme par exemple la filaggrine
     

  • Protéines du lait de vache

     
    Le lait est riche en lipides, glucides, et aussi protéines, comme la lactalbumine, Contrairement aux protéines du lait humain, les protéines du lait de vache (ou d’autres mammifères) peuvent être allergisantes. L’allergie aux protéines du lait de vache entraîne des troubles digestifs. Lorsqu’un enfant a une dermatite atopique sans troubles digestifs, il n’y a pas de raison de penser qu’il est allergique au lait de vache, ni à un autre aliment. 
     

  • Prurigo

     
    Terme dermatologique désignant une maladie dont le prurit est le signe essentiel. De ce point de vue, on peut dire que la dermatite atopique est un prurigo. Mais actuellement, on utilise peu ce terme. 
     

  • Prurit

    Le prurit ou démangeaison, est la manifestation principale de l’eczéma atopique. Il perturbe le sommeil et entraîne des lésions de grattage.

  • Psoriasis

    C’est une maladie chronique et bénigne de la peau, caractérisée par des lésions érythémato-squameuses...
    Le psoriasis est fréquent, aussi bien chez l’homme que chez la femme...

  • Psychosomatique

     
    Terme désignant le fait que de nombreuses maladies ont une composante psychologique importante, qui peut justifier une prise en charge spécifique. La dermatite atopique influence évidemment le psychisme, mais de façon très variable selon les patients. Il est habituel que les stress psychologiques, les problèmes personnels, familiaux, scolaires, professionnels, retentissent sur l’évolution de la maladie. Mais les indications d’une véritable psychothérapie sont rares. 
     

  • Psychothérapie

     
    Traitement par le psychisme. On distingue deux grands groupes de psychothérapies : les psychanalyses et les techniques qui s’en inspirent, et les psychothérapies de type comportemental. 
     

  • Pulpite

     
    Inflammation de la pulpe des phalanges, des doigts ou des orteils. Il peut d’agir d’une simple irritation, d’une dermatite atopique, d’un autre eczéma, ou d’une autre dermatose
     

  • Pustule

     
    Lésion cutanée consistant en une petite cloque remplie de liquide purulent (de pus). Au  cours de la dermatite atopique, la présence de pustules témoigne d’une surinfection, en général par des staphylocoques ou des streptocoques (voir Impétiginisation). Il peut aussi s’agir d’un herpès (voir Eczema herpeticum
     

  • Pustulose varioliforme

     
    Voir Kaposi-Juliusberg
     

  • PUVA

     
    Technique de photothérapie (voir ce terme) associant l’exposition à des UVA et la prise préalable d’un médicament photosensibilisant de la famille des psoralènes. La PUVAthérapie est surtout utilisée pour le traitement du psoriasis
     

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